Au moment où la parenthèse des jeux olympiques et paralympiques est sur le point de se refermer, force est de constater que jamais la France n’a autant vibré avec les Français d’outre-mer.
Du surf au Judo, en passant par l’escrime, la para natation, le handball, le football ou le cécifoot, jamais les sportifs originaires d’outre-mer n’ont été aussi nombreux à représenter la France et à porter haut ses couleurs. Les performances de la France n’auraient pas été les mêmes sans leur participation.
Ce n’est pas un hasard. C’est le résultat de nombreux facteurs. Les activités sportives se sont structurées et développées dans les collectivités ultramarines. En outre, l’implantation dans l’hexagone des populations originaires d’outre-mer est croissante et le rôle du sport dans leur insertion et leur promotion sociale est essentiel. Ce qui est vrai pour le sport, l’est dans pour de nombreuses autres activités.
L’outre-mer connait des tensions sociales fortes liées aux inégalités persistantes dans ces territoires et entre ces territoires et l’hexagone. Mais l’outre-mer représente aussi une forte capacité d’innovation et de projection du fait de la jeunesse de sa population, du niveau d’expertise croissant d’une grande partie d’entre-elle, de plus en plus ouverte sur un monde qui lui ressemble. Ses potentiels sont encore sous exploités.
Les jeux olympiques et paralympiques l’ont illustré. Cette jeunesse veut servir son pays et peut entraîner avec elle ces territoires dans une dynamique de progrès. La clé c’est l’égalité économique, qui passe avant tout par une réforme profonde de l’octroi de mer. C’est aussi une continuité territoriale réelle qui représente tout à la fois davantage de liberté de mouvement et d’action, plus d’égalité des chances avec les Français de l’hexagone et une fraternité renforcée dans la République.

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